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À la barre
Joseph Dhaenens veille sur le Moulin de Moulbaix et perpétue une activité meunière devenue rare en Wallonie. Également appelé Moulin de la Marquise, cet impressionnant moulin en bois porte la trace de plusieurs siècles d’histoire. Certaines pièces de sa mécanique seraient datées de 1614, tandis que son installation à Moulbaix remonte à 1747. Sauvé de la démolition puis restauré, il peut fonctionner grâce au vent ou à une motorisation installée pour poursuivre la mouture lorsque les ailes restent immobiles. L’adresse doit donc être considérée comme un moulin artisanal et un producteur de farine plutôt que comme une boulangerie classique.
Localisation
Chemin du Moulin de Moulbaix 20, 7812 Moulbaix (Ath).
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Dressé au milieu de la campagne, le moulin offre un décor patrimonial spectaculaire. Sa grande structure de bois, ses ailes et sa mécanique ancienne racontent immédiatement le lien entre les céréales, le vent et le pain. L’intérieur conserve l’authenticité d’un lieu de travail où engrenages, meules et sacs de farine ne servent pas uniquement de décoration. La visite possède une dimension pédagogique particulièrement intéressante pour les familles et les passionnés de savoir-faire anciens. On quitte ici l’univers policé d’une boutique urbaine pour entrer dans la matière même de la meunerie.
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Le Moulin de Moulbaix transforme différentes céréales sur meules de pierre. Sa gamme comprend notamment des farines de froment, d’épeautre, de seigle, d’orge, d’avoine et de maïs. Plusieurs moutures sont proposées, depuis les farines tamisées jusqu’aux versions intégrales, auxquelles s’ajoutent des farines de petit épeautre biologique. Les conditionnements conviennent aussi bien aux particuliers qui fabriquent leur pain qu’aux utilisateurs plus réguliers. La mouture sur pierre permet de conserver davantage d’éléments du grain et donne aux préparations une personnalité plus rustique.
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On apprécie d’abord la rencontre entre un patrimoine vivant et une production réellement destinée à la cuisine quotidienne. Acheter sa farine sur place permet de comprendre le travail qui sépare l’épi de la miche. La variété des céréales offre de nombreuses possibilités pour les pains, les pâtisseries, les crêpes et les préparations salées. Le moulin contribue également à maintenir un savoir-faire dont il subsiste peu de représentants en activité. Une étape remarquable à intégrer dans une sélection consacrée aux farines locales, aux artisans du pain et au patrimoine alimentaire hennuyer.