GOOSTO – terroir

Moulin de Saintes – Tubize

À la barre : Éric Diederich, meunier diplômé et gardien passionné de cette grande mécanique à vent. Le site est géré avec l’Office du tourisme de la Ville de Tubize.
Adresse : Chaussée d’Enghien, 1480 Saintes–Tubize
Téléphone : 02 355 55 39 – Visites particulières auprès du meunier : 0473 71 27 57
Ouverture : le premier dimanche de chaque mois, de 10 h à 17 h. Entrée gratuite, sans réservation.

Les produits

Ici, pas de rayons bien sages ni de paquets empilés jusqu’au plafond. Le Moulin de Saintes est d’abord un lieu patrimonial et pédagogique, pas une boutique traditionnelle. Son grand produit, c’est la farine fraîchement moulue sous les yeux des visiteurs. Le grain entre, les engrenages s’ébrouent, les meules grondent et une fine poussière blanche vient poudrer les poutres, les manches et parfois le bout du nez.

Lors des démonstrations, Éric Diederich explique le chemin du grain, la force du vent, le rôle des meules et cette vieille alchimie qui transforme une céréale dure comme un petit caillou en farine prête à devenir pain. La vente régulière de farine n’est toutefois pas annoncée officiellement : mieux vaut téléphoner avant de se déplacer dans l’intention d’en acheter.

Ce qu’on a aimé

Ce moulin construit vers 1775 n’a rien d’un décor empaillé pour carte postale. Entièrement restauré, il tourne, craque, souffle et travaille à nouveau. Sa calotte pivote, ses ailes cherchent le vent et son mécanisme d’origine reprend vie avec une majesté de vieille bête qu’on aurait réveillée après un très long sommeil.

On vient pour grimper dans les entrailles du bâtiment, approcher les engrenages en bois et assister à une véritable mouture. On reste pour écouter le meunier raconter son métier avec cette précision joyeuse des gens qui savent encore parler aux machines. La visite dure environ une heure et permet de comprendre, presque grain par grain, tout ce qui sépare un champ de blé d’une miche posée sur la table.

Voilà la particularité du Moulin de Saintes : il ne se contente pas de raconter le passé, il le remet en mouvement. Et lorsque les ailes tournent au-dessus de la chaussée, trois siècles de meunerie recommencent brusquement à respirer.