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À la barre
Nicolas Ancion représente une nouvelle génération d’une famille d’agriculteurs établie depuis longtemps à Saive. Après avoir repris l’exploitation, il l’a orientée vers les grandes cultures biologiques et l’élevage de poulets fermiers. Son projet Gallus Belgus remet à l’honneur le Coucou de Malines, une race belge réputée pour la qualité de sa chair. L’éleveur développe un modèle circulaire dans lequel les cultures nourrissent les volailles et leurs fumiers fertilisent les terres. Parallèlement, il cultive du tournesol biologique qu’il transforme en huile vierge pressée à froid.
Localisation
Rue Champ du Pihot 66, 4671 Saive
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La Ferme Ancion se situe dans le hameau historique de Haute-Saive, au sein d’un paysage agricole encore préservé. Les poulets ne sont pas relégués dans un bâtiment coupé de son environnement : ils disposent d’un parcours extérieur aménagé selon les principes de l’agroforesterie. Arbres, prairie et cultures participent ainsi au fonctionnement général de l’exploitation. La vente ne repose pas sur une boutique ouverte en permanence, mais sur des commandes organisées au rythme des lots de volailles. Cette temporalité rappelle qu’un poulet fermier ne sort pas d’une chaîne de fabrication. Le contact direct avec Nicolas permet de comprendre la race, la durée d’élevage et l’alimentation des animaux. Le lieu dégage surtout l’impression d’une ferme laboratoire, capable de renouer avec les traditions tout en expérimentant des pratiques agronomiques contemporaines.
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Le produit emblématique de la ferme est le Coucou de Malines biologique, une volaille belge reconnaissable à son plumage barré. Les poulets bénéficient d’une croissance lente dépassant cent jours, bien au-delà des durées courantes de l’élevage intensif. Une partie de leur alimentation est produite sur l’exploitation à partir de céréales et de protéagineux. La finition au froment trempé dans du lait s’inspire d’une pratique familiale ancienne et vise à apporter davantage d’onctuosité à la chair. Le parcours agroforestier donne aux animaux un accès régulier à l’extérieur et favorise leurs comportements naturels. La ferme produit également une huile de tournesol oléique biologique, obtenue par première pression à froid. Les résidus riches en protéines issus du pressage peuvent rejoindre l’alimentation animale, bouclant ainsi une partie du cycle agricole.
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On aime la remise en valeur d’une race locale à une époque dominée par quelques souches standardisées. La durée d’élevage supérieure à cent jours laisse au Coucou de Malines le temps de développer sa texture et sa saveur. L’utilisation de céréales cultivées en partie sur place renforce la traçabilité et l’autonomie recherchée par Nicolas Ancion. Le parcours agroforestier ne constitue pas un simple décor : il améliore l’environnement des volailles et diversifie le paysage. La complémentarité entre tournesol, céréales, poulets et fertilisation montre également toute la cohérence du modèle. La commercialisation sur commande évite de produire sans débouché et respecte le rythme des animaux. Une ferme innovante qui démontre qu’une ancienne race belge peut parfaitement trouver sa place dans l’agriculture de demain.