La Chouette Enfarinée – Crupet

À la barre

La Chouette Enfarinée est la boulangerie artisanale développée par Chloé Legeay au sein de la Ferme de Lizée, entre Assesse et Crupet. Sa méthode repose sur quatre ingrédients essentiels : la farine, l’eau, le sel et le temps. Les pâtes fermentent lentement au levain naturel, sont manipulées avec douceur et ne subissent qu’un pétrissage mécanique limité. Les pains sont ensuite cuits dans un four chauffé au bois. La boulangère participe également à la filière biologique Au cœur du pain, qui rapproche les agriculteurs, les meuniers et les artisans du Condroz.

Localisation
Atelier de production : rue de Lizée 2, 5332 Crupet.
Point d’enlèvement à Crupet : Espace Ôvirage, rue Haute 34-35.

L’ambiance

La production s’effectue dans la cuisine coopérative de la Ferme de Lizée, un lieu collectif où plusieurs familles redonnent vie à un ancien ensemble rural. L’atelier n’étant pas conçu comme une boutique classique, la rencontre avec les pains se déroule surtout dans les épiceries et points de dépôt partenaires. Cette organisation donne à l’adresse une identité discrète et profondément locale. Chaque fournée porte la marque d’un travail manuel, de petites quantités et d’un rythme volontairement éloigné de la production industrielle. La cuisson au bois renforce encore le lien avec les gestes anciens revendiqués par la boulangère.

Les produits

La gamme régulière comprend des pains de froment semi-complet, de froment aux graines, d’épeautre, de seigle aux noix et raisins ainsi que de petit épeautre. Un pain différent est également imaginé chaque mois. La farine de froment provient notamment de la Ferme de Corioule à Assesse, tandis que d’autres céréales sont fournies par des fermes de Saint-Gérard, Anhée, Boninne ou Balâtre. Toutes sont moulues sur meules de pierre et la plupart des ingrédients complémentaires sont certifiés biologiques. Quelques gourmandises, comme la « bouloche », une petite boule briochée aux pépites de chocolat, apparaissent également dans l’assortiment.

Ce qu’on a aimé

On aime la rigueur avec laquelle chaque étape est pensée, depuis le choix des céréales jusqu’à la chaleur du four à bois. Le levain, la fermentation lente et le travail manuel forment ici une méthode complète plutôt qu’une accumulation d’arguments à la mode. L’approvisionnement auprès de fermes voisines inscrit réellement les pains dans le territoire condruzien. Le système de dépôts demande un peu d’anticipation, mais il permet de préserver un modèle artisanal à petite échelle. Une adresse engagée pour les amateurs de miches rustiques, aromatiques et capables de bien se conserver.