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Longtemps, parler de vin wallon prêtait à sourire. Aujourd’hui, le sourire est toujours là, mais il accompagne plutôt le verre. En quelques décennies, la Wallonie s’est construit un véritable paysage viticole, porté par des vignerons professionnels, des terroirs très différents et un climat qui, en se réchauffant, offre de nouvelles possibilités. D’autant que cette viticulture dispose désormais d’un cadre légal solide officiellement reconnues au niveau européen.
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C’est l’appellation de référence pour les vins tranquilles wallons. Son aire de production correspond au bassin hydrographique de la Meuse et englobe notamment les sous-bassins de la Meuse, de la Sambre, de l’Ourthe, de l’Amblève, de la Semois-Chiers, de la Vesdre et de la Lesse. Les parcelles doivent répondre aux exigences de l’appellation.
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Pinot noir, Müller-Thurgau, Pinot gris, Rivaner, Auxerrois, Sieger, Chardonnay, Pinot blanc, Muscat, Merlot, Gamay, Riesling, Bronner, Merzling, Johanniter, Régent, Pinot noir précoce, Traminer, Gewürztraminer, Chenin, Ortega, Chasselas, Madeleine Angevine et Seibel.
Cette diversité illustre bien la viticulture wallonne : aux grands cépages classiques s’ajoutent plusieurs variétés mieux adaptées aux conditions septentrionales.
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La Wallonie possède également une appellation spécifiquement consacrée aux bulles. Le Vin mousseux de qualité de Wallonie AOP peut être produit sur le territoire wallon.
Sept cépages sont prévus par son cahier des charges : Chardonnay, Pinot noir, Pinot blanc, Pinot gris, Pinot Meunier, Auxerrois et Riesling. On retrouve donc une forte présence de la famille des Pinots et du Chardonnay, particulièrement bien adaptés à l’élaboration de vins de base conservant fraîcheur et acidité.
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Plus exigeante dans ses règles d’élaboration, l’AOP Crémant de Wallonie constitue sans doute l’une des plus belles cartes de visite du vignoble régional. Elle ne retient que quatre cépages : Chardonnay, Pinot noir, Pinot blanc et Pinot Meunier.
Le cahier des charges impose notamment une seconde fermentation en bouteille, un séjour sur lies d’au moins neuf mois et un dégorgement.
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Plus souple, l’IGP Vin de Pays des Jardins de Wallonie couvre l’ensemble de la Région wallonne. Les raisins doivent être récoltés en Wallonie et leur transformation doit également y être réalisée.
Ici, pas de liste fermée comparable à celle des Côtes de Sambre et Meuse : sont admis les cépages appartenant à Vitis vinifera, ainsi que les croisements entre Vitis vinifera et d’autres espèces du genre Vitis. Cette disposition permet notamment l’utilisation de nombreux cépages interspécifiques, particulièrement intéressants sous nos latitudes.
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Ainsi, derrière l’expression générique « vin wallon » se cache une réalité beaucoup plus structurée. Côtes de Sambre et Meuse, Crémant de Wallonie, Vin mousseux de qualité de Wallonie et Vin de Pays des Jardins de Wallonie dessinent aujourd’hui le cadre officiel d’une viticulture qui n’a plus grand-chose d’anecdotique. Entre cépages traditionnels et variétés nouvelles, la Wallonie cherche moins à copier ses voisins qu’à inventer, millésime après millésime, sa propre identité viticole.