Goosto Terroir – Fromages et produits laitiers
Fromagerie du Plateau – 4650 Herve
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À la barre
Jean-Marc Cabay est à l’origine de la Fromagerie du Plateau et de son produit emblématique, la Meule du Plateau. Héritier d’une famille qui fabriquait autrefois du fromage de Herve à la ferme, il rêvait depuis une vingtaine d’années de produire, dans sa région, une grande meule inspirée des fromages d’alpage.
Ce projet est devenu une aventure collective réunissant fromagers et éleveurs du Pays de Herve. La fromagerie appartient à l’univers de Terre de Fromages, mais conserve une identité propre, centrée sur les pâtes pressées au lait cru local.
Localisation
Rue de Charneux 32, 4650 Herve.
La Fromagerie du Plateau organise des visites guidées sur réservation. Le parcours présente l’atelier de fabrication, les caves d’affinage et se termine par une dégustation. Les dates et disponibilités doivent être vérifiées en ligne.
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L’ambiance
Ici, point de chalet perché au milieu des sapins, mais l’idée de l’alpage n’est jamais très loin. Jean-Marc Cabay a transposé sur le plateau de Herve une méthode associant lait cru, grandes meules, pâte pressée et affinage prolongé en cave.
Le lait est collecté directement auprès d’agriculteurs partenaires installés dans le Pays de Herve. La fromagerie recherche un lait de foin de grande qualité, produit par des vaches nourries principalement d’herbe pâturée pendant la belle saison et de fourrages secs durant l’hiver.
Ce partenariat permet de maintenir toute la filière dans la région : les prairies, les vaches, le lait, la fabrication et l’affinage. La fromagerie affirme également verser un prix juste aux producteurs laitiers.
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Les produits
La Meule du Plateau est un fromage fermier au lait cru, à pâte pressée cuite. Affinée au minimum six mois, elle développe une pâte dense mais souple, des notes de beurre, de fruits secs et de noisette, avec ce goût légèrement floral que l’on associe volontiers aux fromages de montagne.
La Meule du Plateau Réserve prolonge l’affinage jusqu’à environ dix-huit mois. Le temps concentre les saveurs, raffermit la pâte et fait apparaître une expression plus profonde, marquée par les fruits secs, le bouillon et de petits cristaux caractéristiques des fromages longuement mûris.
Le Fondance appartient à une autre famille. Cette pâte pressée non cuite au lait cru est affinée pendant environ trois mois. Sa croûte est régulièrement frottée à l’eau salée, tous les deux jours, ce qui lui donne une texture particulièrement souple et un caractère plus crémeux.
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Un palmarès bien rempli
Le Fondance a été élu Fromage de l’année 2021, récompense annoncée lors du concours de Harzé. En 2024, la Meule du Plateau Réserve affinée dix-huit mois a obtenu un Tavola d’or, distinction attribuée aux produits alimentaires artisanaux innovants. En 2025, cette même Réserve a remporté la médaille d’or du concours “Fromages de chez nous”, organisé par l’APAQ-W, dans la catégorie des fromages mi-durs cuits. Elle avait déjà décroché une médaille d’argent en 2023.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord l’ambition du projet. La Fromagerie du Plateau ne cherche pas à copier servilement le gruyère ou le comté. Elle adapte le principe du fromage d’alpage au lait, aux prairies et au climat du Pays de Herve. Le partenariat avec les éleveurs donne ensuite une réelle cohérence à la démarche. La qualité de la meule commence dans l’herbe et se poursuit jusqu’au fond de la cave.
Enfin, les différents affinages permettent de suivre le fromage dans le temps : la douceur fruitée de la Meule classique, la profondeur de la Réserve et l’onctuosité du Fondance. Une fromagerie qui prouve qu’il n’est pas nécessaire de gravir une montagne pour fabriquer un grand fromage d’altitude : un bon plateau peut parfaitement faire l’affaire.
Goosto Terroir – Fromages et produits laitiers
Fromagerie du Troufleur – Thirimont-Waimes
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À la barre
Françoise Ledur façonne les fromages de la maison depuis 2008. Épouse d’un agriculteur laitier et déjà active depuis plusieurs années dans la fromagerie qu’elle a ensuite reprise, elle transforme le lait cru entier des vaches Montbéliardes élevées à Thirimont.
Son travail suit une philosophie simple : une herbe de qualité, des animaux en bonne santé, un lait vivant et suffisamment de temps pour permettre aux fromages de développer leur caractère.
Localisation
Rue de la Gagire 20, 4950 Thirimont-Waimes.
La vente à la fromagerie s’effectue sur rendez-vous ou lorsque la porte est ouverte. Il est donc vivement conseillé de téléphoner avant de se déplacer (0472/21.98.94). Les fromages sont également distribués dans différents commerces et circuits courts de la région.
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L’ambiance
La Fromagerie du Troufleur est installée à près de 500 mètres d’altitude, au cœur d’un paysage où les pâturages verts rencontrent les brumes des Hautes Fagnes. Les vaches Montbéliardes y trouvent de l’herbe fraîche, de l’eau de source et un climat qui donne au lait une véritable identité territoriale.
Françoise travaille ce lait sans le pasteuriser et sans lui retirer sa matière grasse. Le lait cru entier conserve ainsi sa flore naturelle et une grande partie de sa richesse aromatique. Cette matière vivante réclame de la précision, mais laisse aussi davantage de place aux nuances liées aux saisons et à l’alimentation des animaux.
La fabrication demeure artisanale. Le moulage, le salage, les soins apportés aux croûtes et l’affinage sont suivis directement par la fromagère. Chaque pièce évolue lentement jusqu’à trouver son équilibre entre souplesse, parfum et intensité.
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Les produits
Le Troufleur est la signature de la maison. Ce fromage fermier au lait cru entier possède une pâte molle et une croûte lavée. Il est affiné durant environ deux mois à la bière de la Brasserie de Bellevaux, installée près de Malmedy.
Son nom vient de « lu troufleu », le récolteur de tourbe en wallon. Sa forme rectangulaire rappelle les blocs découpés autrefois dans les tourbières pour chauffer les maisons. Sous sa croûte ocre légèrement fleurie, la pâte devient souple et crémeuse, avec des notes lactées, boisées et délicatement maltées.
La gamme comprend également le Petit Fagnard, le Plateau des Fagnes, l’Ovifat, le Reinhardstein, le Fenouil des Hautes Fagnes et le Flocon des Fagnes. Les textures, les formats et les affinages varient, mais tous conservent le même fil conducteur : le lait cru des Montbéliardes et l’identité des hauts plateaux.
La collection C Mon Cœur propose des petits fromages déclinés avec différents assaisonnements, notamment la bière de Bellevaux, l’échalote, le pesto ou les saveurs de bruschetta.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord la puissance évocatrice du Troufleur. Son nom, sa forme et son affinage racontent un paysage entier : la tourbe, les pâturages, les brumes fagnardes et la bière artisanale. Le choix du lait cru entier constitue un autre point fort. Françoise ne cherche pas à uniformiser ses fromages. Elle accepte les petites variations d’un produit vivant et transforme cette sensibilité en richesse aromatique.
La diversité de la gamme témoigne enfin d’une véritable créativité. Chaque fromage possède son identité sans rompre avec les racines de la maison. Une fromagerie où les Hautes Fagnes ne servent pas simplement de décor : elles entrent dans le fromage avec l’herbe, le lait, la bière et le temps.
GOOSTO MAG

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Sept fromages wallons à croquer cet automne
Namur – 21-08-2026 – Sept fromages wallons à croquer cet automne – L’automne est probablement la saison où le fromage cesse d’être une gourmandise pour devenir une nécessité. Le ciel descend d’un étage, les feuilles rendent leur tablier et l’on retrouve soudain beaucoup d’intérêt pour le pain épais, les noix, les poires et les bouteilles qu’on ouvre sans regarder l’heure. En Wallonie, inutile de convoquer les fromages d’usine. Des fermiers et artisans travaillent encore le lait avec du temps, des caves et une certaine obstination. Voici sept fromages, sept producteurs et sept bonnes raisons de se réjouir que novembre existe.
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Bleu de Scailton — Le bleu qui descend à la mine
À Acremont, Peter et Barbara De Cock, de la Bergerie d’Acremont, fabriquent le Bleu de Scailton, une pâte persillée au lait de brebis qui termine son affinage dans l’ancienne ardoisière de la Morépire, près de Bertrix. Sous terre, humidité et fraîcheur font leur travail. Le bleu en ressort crémeux, beurré, persillé, avec suffisamment de caractère pour se faire remarquer sans vous gifler. Un fromage qui a littéralement le terroir jusque dans la cave.
Dans le verre : un Jurançon moelleux ou un Coteaux-du-Layon pour opposer douceur et acidité au sel du bleu. En bière, une stout belge ou une brune sèche aux notes torréfiées.
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Troufleur — Les Hautes Fagnes dans la croûte
À Thirimont-Waimes, la Fromagerie du Troufleur fabrique le Troufleur avec du lait entier cru de vaches Montbéliardes. C’est une pâte molle à croûte lavée dont l’affinage à la bière dure deux mois. Son nom évoque les anciens coupeurs de tourbe des Hautes Fagnes. Sa pâte souple, son caractère lacté et ses notes de fermentation en font un magnifique fromage d’arrière-saison.
Dans le verre : un Pinot gris sec d’Alsace. En bière, une Saison wallonne, sèche et légèrement houblonnée, qui remet les papilles d’aplomb entre deux bouchées.
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Meule du Plateau Réserve — Le grand cru de Herve
À Herve, la Fromagerie du Plateau élabore la Meule du Plateau Réserve avec du lait cru du matin provenant d’un élevage voisin. La pâte pressée cuite ou mi-cuite séjourne environ un an et demi en cave, avec lavages et retournements réguliers. Le temps concentre le lait et installe des notes de beurre, de noisette et de fruits secs : exactement ce qu’on veut quand les températures commencent à dégringoler.
Dans le verre : un Chardonnay du Jura ou un Savagnin ouillé. Côté bière, une triple blonde belge, suffisamment sèche pour ne pas transformer l’accord en pudding.
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Rigodon — Le Hennuyer élevé à la bière
À Gerpinnes, la Ferme de Raz Buzée produit le Rigodon, fromage au lait cru de vache, à pâte pressée, affiné à la Cuvée Gerpinnoise. Son nom vient d’un air de tambour des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Sous ses airs tranquilles de Saint-Paulin, il cache une personnalité plus rustique, avec le lait, le malt et l’affinage qui se donnent gentiment la réplique.
Dans le verre : un Gamay, Morgon ou Brouilly, pour le fruit et la fraîcheur. En bière, la Cuvée Gerpinnoise, évidemment : quand le fromage connaît déjà la bière, inutile de refaire les présentations.
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Crottin affiné d’Ozo — Le chèvre qui attend l’automne
À Ozo, près d’Izier, la Chèvrerie d’Ozo transforme le lait cru de ses chèvres alpines chamoisées. Parmi ses productions, choisissons précisément le Crottin affiné d’Ozo. Avec le temps, la pâte perd l’humidité du fromage frais, se resserre et développe des notes plus caprines, végétales et de fruits secs. Voilà le chèvre d’automne : moins terrasse au soleil, davantage pain au levain devant la cheminée.
Dans le verre : un Sauvignon de Loire. Sancerre si l’on fête quelque chose, Touraine Sauvignon si l’on préfère mettre l’argent dans le plateau. En bière, une Saison blonde, sèche et citronnée.
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Sacré Jonas — Le Jersey qui a pris de l’âge
À Villers-sur-Lesse, la Ferme de Jambjoûle produit le Sacré Jonas, une pâte pressée inspirée des tommes de montagne. Le fromage est affiné cinq à six mois et gagne en puissance avec l’âge. Le lait des vaches Jersey de la ferme lui apporte une matière particulièrement gourmande. Il est doux sous le doigt, nettement moins timide une fois en bouche. Bref, un fromage qui vieillit mieux que beaucoup d’entre nous.
Dans le verre : un Chenin blanc sec de Loire, dont l’acidité traverse sa richesse. En bière, une ambrée wallonne sèche, aux notes de céréales et de caramel léger.
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Pavé Bleu — La vache wallonne devenue fromage
À Heure-en-Famenne, la Ferme de la Bourgade élève en bio des Bleues Mixtes, une ancienne race locale à double vocation, lait et viande. De leur lait naît le Pavé Bleu, un fromage persillé directement lié à la sauvegarde de cette race devenue rare. Ici, le terroir n’est donc pas une étiquette collée sur un emballage : il commence avec l’animal qui broute dans la prairie.
Dans le verre : un Maury ou un Banyuls pas trop massif pour jouer sur le contraste sucré-salé. Pour la bière, une brune belge ronde et maltée accompagnera joliment le persillé sans lui marcher dessus.
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Voilà l’automne comme on l’aime : sept fromages qui ont une adresse, un producteur, un lait et une histoire. Posez-en trois ou quatre sur une planche, ajoutez un pain au levain, quelques noix et une poire. Dehors, l’automne peut faire son métier. Sur la table, le terroir fait le sien.
GOOSTO MAG

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La Wallonie côté vignes : appellations et cépages
Longtemps, parler de vin wallon prêtait à sourire. Aujourd’hui, le sourire est toujours là, mais il accompagne plutôt le verre. En quelques décennies, la Wallonie s’est construit un véritable paysage viticole, porté par des vignerons professionnels, des terroirs très différents et un climat qui, en se réchauffant, offre de nouvelles possibilités. D’autant que cette viticulture dispose désormais d’un cadre légal solide officiellement reconnues au niveau européen.
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3 Appellations d’Origine Protégée (AOP)
- Côtes de Sambre et Meuse
- Vin mousseux de qualité de Wallonie
- Crémant de Wallonie AOP
1 Indication Géographique Protégée (IGP)
- Vin de Pays des Jardins de Wallonie
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Côtes de Sambre et Meuse AOP
C’est l’appellation de référence pour les vins tranquilles wallons. Son aire de production correspond au bassin hydrographique de la Meuse et englobe notamment les sous-bassins de la Meuse, de la Sambre, de l’Ourthe, de l’Amblève, de la Semois-Chiers, de la Vesdre et de la Lesse. Les parcelles doivent répondre aux exigences de l’appellation.
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La liste des cépages autorisés est particulièrement large :
Pinot noir, Müller-Thurgau, Pinot gris, Rivaner, Auxerrois, Sieger, Chardonnay, Pinot blanc, Muscat, Merlot, Gamay, Riesling, Bronner, Merzling, Johanniter, Régent, Pinot noir précoce, Traminer, Gewürztraminer, Chenin, Ortega, Chasselas, Madeleine Angevine et Seibel.
Cette diversité illustre bien la viticulture wallonne : aux grands cépages classiques s’ajoutent plusieurs variétés mieux adaptées aux conditions septentrionales.
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Vin mousseux de qualité de Wallonie AOP
La Wallonie possède également une appellation spécifiquement consacrée aux bulles. Le Vin mousseux de qualité de Wallonie AOP peut être produit sur le territoire wallon.
Sept cépages sont prévus par son cahier des charges : Chardonnay, Pinot noir, Pinot blanc, Pinot gris, Pinot Meunier, Auxerrois et Riesling. On retrouve donc une forte présence de la famille des Pinots et du Chardonnay, particulièrement bien adaptés à l’élaboration de vins de base conservant fraîcheur et acidité.
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Crémant de Wallonie AOP
Plus exigeante dans ses règles d’élaboration, l’AOP Crémant de Wallonie constitue sans doute l’une des plus belles cartes de visite du vignoble régional. Elle ne retient que quatre cépages : Chardonnay, Pinot noir, Pinot blanc et Pinot Meunier.
Le cahier des charges impose notamment une seconde fermentation en bouteille, un séjour sur lies d’au moins neuf mois et un dégorgement.
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Vin de Pays des Jardins de Wallonie IGP
Plus souple, l’IGP Vin de Pays des Jardins de Wallonie couvre l’ensemble de la Région wallonne. Les raisins doivent être récoltés en Wallonie et leur transformation doit également y être réalisée.
Ici, pas de liste fermée comparable à celle des Côtes de Sambre et Meuse : sont admis les cépages appartenant à Vitis vinifera, ainsi que les croisements entre Vitis vinifera et d’autres espèces du genre Vitis. Cette disposition permet notamment l’utilisation de nombreux cépages interspécifiques, particulièrement intéressants sous nos latitudes.
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Ainsi, derrière l’expression générique « vin wallon » se cache une réalité beaucoup plus structurée. Côtes de Sambre et Meuse, Crémant de Wallonie, Vin mousseux de qualité de Wallonie et Vin de Pays des Jardins de Wallonie dessinent aujourd’hui le cadre officiel d’une viticulture qui n’a plus grand-chose d’anecdotique. Entre cépages traditionnels et variétés nouvelles, la Wallonie cherche moins à copier ses voisins qu’à inventer, millésime après millésime, sa propre identité viticole.
Goosto Terroir – Viande, charcuterie et volaille
La Blanche Ferme – Bois-de-Lessines
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À la barre
Isabelle Vangrootenbrul et Hugues Falys ont développé La Blanche Ferme avec leurs quatre enfants. Pendant plus de trente ans, cette exploitation de Bois-de-Lessines a associé élevage bovin biologique, cultures maraîchères, production de fraises et vente directe.
Localisation
Rue de la Loge 26, 7866 Bois-de-Lessines.
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L’ambiance
La Blanche Ferme se trouve à l’entrée de Bois-de-Lessines, dans un environnement rural longtemps rythmé par les vaches charolaises, les serres, les fraisiers et les cultures de saison. Isabelle et Hugues y ont construit un projet agricole à taille humaine, directement ouvert aux consommateurs.
Le magasin occupe une place centrale dans cette aventure. Il ne sert pas seulement à écouler les productions de l’exploitation : il rassemble les produits de plus de trente fermes et artisans régionaux.
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Les produits
Historiquement, la grande spécialité de la ferme était le bœuf charolais biologique élevé sur l’exploitation. La boutique en ligne annonce aujourd’hui du bœuf et du veau biologiques, dont une partie est présentée comme provenant d’une coopérative travaillant la race limousine. Le magasin propose une gamme particulièrement large : volailles, charcuteries, fromages, beurre, yaourts, crème fraîche, lait, œufs, pains, fruits, légumes, farines, pâtes et plats préparés. Les rayons d’épicerie accueillent également des confitures, du miel, des huiles, des condiments, des biscuits, des jus, des bières, du vin, du café et différentes spécialités artisanales. Une partie de ces produits provient de fermes partenaires des environs.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord la transparence d’Isabelle et Hugues face aux difficultés rencontrées. La ferme ne masque pas la perte de ses terres ni les conséquences concrètes sur l’élevage et les cultures. Le maintien du magasin permet ensuite de préserver un débouché précieux pour de nombreux artisans régionaux. Même si le modèle agricole évolue, La Blanche Ferme continue de jouer son rôle de carrefour du circuit court.
Enfin, l’ampleur de l’assortiment permet de composer un panier local particulièrement complet, depuis la viande biologique jusqu’aux légumes, aux fromages et aux boissons. Une adresse attachante qui change de forme sans renoncer à sa vocation : relier les producteurs locaux aux habitants de la région.
Goosto Terroir – Viande, charcuterie et volaille
La Cense du Mayeur – Baudour
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À la barre
Cindy Rabaey et Christophe Durant conduisent cette exploitation familiale reprise aux parents de Cindy en 1999. Initialement centrée sur l’élevage laitier et les grandes cultures destinées à nourrir le troupeau, la ferme s’est progressivement diversifiée avec la vente directe, la viande bovine et un vaste magasin de produits locaux.
Localisation
Rue Louis Caty 183, 7331 Baudour (Saint-Ghislain).
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L’ambiance
La Cense du Mayeur conserve les dimensions d’une ferme en activité tout en offrant le confort d’un véritable commerce alimentaire. Derrière la boutique se trouvent les prairies, les cultures et le troupeau laitier qui constituent le socle historique de l’exploitation.
Les céréales et les fourrages cultivés sur les terres servent principalement à nourrir les animaux. Ce fonctionnement maintient un lien direct entre le sol, la ration distribuée aux bovins et les produits proposés au magasin.
La boutique s’est largement développée au fil des années. On n’y vient plus seulement pour chercher du lait ou un morceau de viande, mais pour remplir un panier complet de produits fermiers, artisanaux et régionaux.
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Les produits de la ferme
La viande bovine provient du propre élevage de Cindy et Christophe. Elle est proposée selon les disponibilités, sous forme de pièces fraîches, de préparations et de colis. Les ventes suivent nécessairement le rythme des animaux et de l’abattage ; il est donc prudent de réserver ou de vérifier les dates annoncées.
La qualité du travail de la ferme a été distinguée lors du Concours des meilleures viandes fermières de la Province de Hainaut. La Cense du Mayeur y a obtenu une médaille de bronze, confirmant la place de l’exploitation parmi les producteurs bovins remarqués de la province.
Le lait constitue l’autre grande production maison. Il est valorisé directement ou par l’intermédiaire de produits laitiers proposés dans la boutique. Cette complémentarité permet à la ferme de conserver une activité associant élevage laitier et production de viande.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord la cohérence entre les cultures et l’élevage. Une partie importante des terres sert à produire la nourriture du troupeau, ce qui donne à la ferme davantage de maîtrise sur son fonctionnement.
La double orientation vers le lait et la viande constitue également une force. Elle permet de valoriser les bovins de plusieurs manières et d’éviter que l’exploitation dépende d’une seule production.
Enfin, le magasin joue pleinement son rôle de vitrine du terroir. Les produits maison y côtoient ceux d’autres artisans, sans que la ferme perde pour autant son identité.
Une adresse particulièrement complète où le consommateur peut acheter la viande de l’élevage, découvrir les produits laitiers et remplir le reste de son panier auprès d’une seule ferme.
Goosto Terroir – Vinde, charcuterie et volaille
Boucherie à la ferme Les Trieux – Seneffe
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À la barre
Mélanie et François Dereume-Van de Zande dirigent la Boucherie à la ferme Les Trieux. Installé au cœur d’une exploitation familiale de Seneffe, le couple associe élevage bovin, boucherie artisanale, charcuterie et magasin de produits fermiers.
Le bœuf Blanc-Bleu belge provient directement de leur propre élevage. Les autres viandes sont sélectionnées auprès de producteurs belges avec lesquels la maison entretient des relations de proximité.
Localisation
Chemin des Morts 25B, 7180 Seneffe.
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L’ambiance
Les Trieux ressemble à ce que son nom promet : une véritable boucherie installée dans une ferme. Le comptoir se trouve au milieu d’un environnement agricole où les animaux, les bâtiments d’élevage et les produits vendus appartiennent encore au même paysage.
La maison a grandi depuis son ouverture et s’appuie aujourd’hui sur une équipe comprenant bouchers, préparateurs et vendeurs. L’offre est vaste, mais le bœuf demeure le fil conducteur du projet. Les animaux Blanc-Bleu belge sont élevés sur l’exploitation avant que leur viande soit proposée dans la boutique.
Pour le porc, le veau, l’agneau et la volaille, Mélanie et François se fournissent exclusivement auprès d’exploitations belges. Cette distinction mérite d’être précisée : toutes les viandes ne naissent pas aux Trieux, mais leur origine nationale et leur traçabilité sont clairement revendiquées.
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Les produits
Le rayon bœuf propose les principales pièces à griller, rôtir ou mijoter : tournedos, steaks, rosbifs, entrecôtes, côtes à l’os, carbonnades et viande pour bouilli. Des préparations comme le haché, les hamburgers et l’américain complètent l’assortiment.
Le comptoir comprend également du porc, du veau, de l’agneau et différentes volailles. Saucisses, brochettes, viandes marinées et plateaux pour barbecue occupent une place importante pendant la belle saison.
La charcuterie rassemble notamment jambons, pâtés, boudins, lards et salaisons. Plusieurs préparations sont réalisées artisanalement par l’équipe de la boucherie.
Des colis de viande permettent de constituer une réserve familiale. Le colis de bœuf, par exemple, associe des morceaux nobles comme le tournedos et le rosbif à des pièces destinées aux carbonnades ou à la cuisson lente. Cette formule contribue à mieux valoriser l’ensemble de l’animal.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie avant tout la clarté apportée sur l’origine des viandes. Le bœuf est élevé par la ferme, tandis que les autres espèces proviennent de producteurs belges partenaires. Cette transparence évite de confondre production propre et simple revente.
La diversité des découpes et des colis constitue également un véritable atout. Les Trieux ne valorise pas uniquement les pièces prestigieuses : les morceaux à mijoter, le haché et les préparations bouchères participent aussi à l’équilibre de la carcasse.
Enfin, la présence d’une épicerie de produits artisanaux renforce l’utilité de l’adresse pour les consommateurs à la recherche d’une alimentation locale.
Une boucherie fermière où le Blanc-Bleu belge naît sur place et où le reste du comptoir garde résolument l’accent belge.
Goosto Terroir – Viande, charcuterie et volaille
Boucherie de la Ferme Moulin – Chapelle-à-Oie
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À la barre
Jean-François Moulin et Pierre Moulin conduisent cette exploitation familiale installée à Chapelle-à-Oie, dans l’entité de Leuze-en-Hainaut. La famille réunit au même endroit l’élevage, la boucherie, la transformation artisanale et un restaurant consacré aux viandes de la ferme.
Localisation
Rue du Village 87, 7903 Chapelle-à-Oie.
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L’ambiance
À Chapelle-à-Oie, le circuit court ne tient pas dans un slogan imprimé sur un emballage. Les animaux sont élevés par la famille Moulin, puis leur viande est découpée et transformée dans la boucherie installée au cœur même de l’exploitation.
Le comptoir présente le résultat de ce travail sans intermédiaire inutile : morceaux frais, charcuteries, préparations bouchères et produits destinés aux repas familiaux. Cette proximité permet aux éleveurs de valoriser l’ensemble de l’animal et aux clients de connaître précisément l’origine de leur viande.
La ferme élève notamment des bovins Blanc-Bleu belge et Blonde d’Aquitaine, ainsi que des porcs. Elle propose également de l’agneau et de la volaille. La vente ne repose donc pas uniquement sur la sélection de produits extérieurs : les principales viandes bovines et porcines sont directement issues de l’élevage familial.
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Les produits
Le rayon bœuf comprend les pièces classiques à griller, rôtir ou mijoter : steaks, contre-filets, côtes, rôtis et carbonnades. Le Blanc-Bleu belge se distingue par une viande maigre et tendre, tandis que la Blonde d’Aquitaine offre généralement une texture fine et une saveur plus affirmée.
Le porc est proposé sous forme de côtes, rôtis, spiringues, saucisses, lards et différentes charcuteries. Le travail réalisé sur place permet de multiplier les préparations tout en valorisant des morceaux parfois délaissés dans les circuits conventionnels.
La qualité du travail de la maison a été plusieurs fois reconnue. La Boucherie de la Ferme a remporté un Coq de Cristal en 2008 pour son contre-filet de bœuf, puis un second en 2012 pour sa spiringue de porc. En 2026, elle a également décroché la médaille d’or du Concours des meilleures viandes fermières de la Province de Hainaut, dans la catégorie du carré d’agneau.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord la maîtrise de toute la filière. La famille Moulin ne se contente pas de commercialiser de la viande : elle élève les animaux, sélectionne les carcasses, assure la découpe et transforme une partie des morceaux.
Les nombreuses distinctions obtenues constituent un autre point fort. Un contre-filet de bœuf, une spiringue de porc et un carré d’agneau ont été récompensés à différentes périodes. Cette diversité témoigne d’un savoir-faire qui ne se limite pas à une seule production.
Enfin, le restaurant apporte une dimension particulièrement intéressante. La viande quitte l’étable, passe par l’atelier, puis termine au feu de bois sans changer d’adresse.
Une ferme-boucherie où l’expression « de l’éleveur au consommateur » se mesure en quelques mètres plutôt qu’en kilomètres.
Goosto Terroir – Viande, charcuterie et volaille
Le Comptoir du Butcher – Louvain-la-Neuve
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À la barre
Le Comptoir du Butcher constitue la partie boucherie, charcuterie et traiteur du restaurant Butcher, ouvert à Louvain-la-Neuve en 2015. Le concept associe vente à emporter et restauration autour de la viande dans un même établissement.
Il s’agit donc moins d’une boucherie traditionnelle indépendante que d’une formule hybride : on peut y acheter une pièce de viande, commander un sandwich ou s’installer au restaurant pour la déguster cuisinée.
Localisation
Grand-Rue 33, 1348 Louvain-la-Neuve.
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L’ambiance
Installé dans la Grand-Rue, au cœur du quartier piétonnier de Louvain-la-Neuve, le Butcher mélange plusieurs univers. À l’avant, le comptoir permet d’emporter viandes, charcuteries, plats préparés et sandwichs. À quelques pas, le restaurant met ces produits en scène dans un cadre contemporain.
Cette double identité rend l’adresse particulièrement adaptée au rythme de la ville universitaire. On peut y entrer pour un sandwich entre deux rendez-vous, repartir avec un plat traiteur ou prolonger la visite autour d’une viande grillée et d’une bouteille de vin.
Le concept s’éloigne de la boucherie de village où le même artisan découpe, transforme et vend sa production. Ici, la viande devient le fil conducteur d’une offre plus large mêlant commerce alimentaire, petite restauration, bar et restaurant.
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Les produits
Le comptoir propose une sélection de viandes fraîches, de charcuteries, de salaisons et de fromages. Des plats préparés permettent également de composer un repas à emporter.
La sandwicherie se distingue par une carte particulièrement créative. Les recettes portent des noms de séries télévisées ou de célébrités : Walking Dead associe notamment rosbif, mozzarella et tapenade, tandis que Game of Thrones réunit jambon à l’os, fromage de Chimay, cornichons et œufs. D’autres compositions font intervenir carpaccio, poulet grillé, saumon fumé, chorizo, coppa ou fromage de chèvre.
Du côté du restaurant, les burgers, tartares et pièces de viande grillées constituent le cœur de la carte. Une sélection de vins accompagne cette orientation résolument carnée.
Les sources publiques consultées ne précisent toutefois pas suffisamment les éleveurs, les races ou les ateliers partenaires. Il serait donc imprudent de présenter toutes les viandes comme régionales sans confirmation directe de l’établissement.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord la possibilité de passer directement du comptoir à la table. Le client peut découvrir une viande cuisinée au restaurant, puis revenir vers l’espace traiteur pour un achat à emporter.
La diversité des usages constitue un autre atout. Le Comptoir du Butcher répond aussi bien à une envie de sandwich qu’à la recherche d’une charcuterie, d’un plat préparé ou d’une pièce de viande.
Enfin, les recettes de sandwichs apportent une touche ludique bien adaptée à Louvain-la-Neuve. Les références aux séries et aux chanteurs rendent la carte immédiatement reconnaissable.
Une adresse urbaine et polyvalente, à classer davantage parmi les comptoirs gourmands et boucheries-restaurants que parmi les boucheries-charcuteries artisanales traditionnelles.
Goosto Terroir – Viande, charcuterie et volaille
Boucherie Berwart – Jodoigne
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À la barre
Arnaud Berwart perpétue le savoir-faire développé par son père Jean. Installée à Jodoigne depuis 1978, cette boucherie familiale transforme sur place une grande partie de ses charcuteries et privilégie des viandes issues d’élevages régionaux.
Localisation
Avenue Fernand Charlot 42, 1370 Jodoigne.
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L’ambiance
Chez Berwart, la boucherie parle avec l’accent de la Hesbaye brabançonne. Les viandes proviennent en priorité de la région et les spécialités portent volontiers le nom des villages, des pierres et des paysages environnants.
Le métier se transmet ici de père en fils. Jean et Arnaud ont conservé une approche traditionnelle fondée sur la découpe, la transformation et la fabrication artisanale. Environ 80 % des charcuteries proposées seraient produites directement sur place.
Le comptoir ne cherche pas à gommer ses origines derrière des appellations passe-partout. On y rencontre le pavé de Gobertange, le crottin de Piétrain ou encore le collier de Jauchelette. Autant de créations qui transforment la carte locale en menu gourmand.
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Les produits
La maison travaille notamment le porc de Piétrain, race née dans le village voisin du même nom et devenue l’un des emblèmes de l’élevage wallon. Sa viande sert de base à une large partie des charcuteries artisanales de la boucherie.
Le rayon frais propose des côtes de porc, du lard, du haché, des steaks, du rosbif et différentes pièces à rôtir ou à mijoter. Le bœuf Blanc-Bleu belge, provenant également d’élevages régionaux, complète la sélection. En saison, le gibier occupe une place particulière au comptoir.
La grande spécialité de la maison reste toutefois le boudin vert d’Orp, appelé en wallon la Vête Trëpe. Cette préparation traditionnelle doit sa couleur et son caractère à l’ajout de chou vert dans la farce. Elle appartient au patrimoine charcutier de l’est du Brabant wallon et demeure étroitement associée aux villages d’Orp-Jauche et de Jodoigne.
Jambons, pâtés, boudins et autres préparations maison complètent l’assortiment. La boucherie propose également des plats traiteur et quelques fromages.
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Ce qu’on a aimé
On apprécie d’abord l’attachement au porc de Piétrain. Employer une race née à quelques kilomètres de la boutique donne ici un sens particulièrement concret au mot « terroir ».
Le boudin vert mérite lui aussi le détour. Derrière sa couleur inhabituelle se cache une recette populaire conçue autrefois pour valoriser le chou et la viande de porc. La Maison Berwart contribue à maintenir cette spécialité vivante plutôt que de la laisser dormir dans les livres de folklore.
Enfin, les créations baptisées d’après les localités environnantes donnent une identité singulière à la charcuterie. Le pavé de Gobertange et le collier de Jauchelette ne pourraient pas être nés n’importe où.
Une boucherie familiale où les produits portent fièrement leur lieu d’origine, jusque dans leur nom.